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Course proposée par Jacques Troxler - guidé par Gilles Kerhuel Une partie du groupe se retrouve aux aurores à la gare de Nyon et nous prenons le train de 06.50 en direction de Viège. A Lausanne notre équipe motivée est formée. Gilles notre chef de course nous donne les premières consignes pour cette course. Arrivés à Viège nous descendons du train pour reprendre le car-postal 20 minutes plus tard – entre temps, une précieuse pause à café est très appréciée par les 8 participants. L’acheminement avec le car jaune et son fameux klaxon continue sur la route sinueuse jusqu’à Saas Almagell.
La place du village est notre point de départ pour la montée vers la cabane « Almagellerhütte ». Le sentier s’achemine dans une forêt des mélèzes. Juste après le premier palier d’altitude nous croisons des heureux touristes hollandais qui admirent les 8 accros de montagne et c’est Philippe qui leur parle en hollandais. L’alpage Allmagell invite pour un pique-nique mérité. Près de l’auberge de montagne « Almagelleralp » nous admirons les petites chèvres qui partagent leur enclos avec deux lapins. Question d’une mauvaise langue : est-ce que c’est la nourriture qui se promène devant l’idyllique auberge ? Nous reprenons le sentier et après une heure et demie nous arrivons déjà au refuge. La gardienne nous réserve un agréable accueil et nous montre les dortoirs. Toute l’équipe se regroupe sur la terrasse qui jouit d’une vue somptueuse sur le groupe Michabel. Notre chef de course Gilles nous enseigne l’art des nœuds et des encordages essentiels pour la course sur le Weissmies. Cette répétition nous rassure et remet à niveau nos connaissances. Le dîner est déjà prévu pour 17.30 h car nous mangeons dans le premier groupe - il faut s’habituer aux traditions haut valaisannes... Les chefs nous ont préparé un savoureux repas avec un ragout, purée de pommes de terres, accompagné d’un mélange des petits pois - carottes et une corbeille de fruit pour le dessert. Le Pinot Noir qui agrémente le repas est fort apprécié. De retour sur la terrasse nous admirons cette magnifique vue sur le Alphubel, Täschhorn et le Dome. C’est le moment idéal pour échanger nos plus beaux souvenirs de montagne. Avec sagesse nous allons nous coucher de bonne heure, le réveil s’annonce tôt. Après une courte nuit et un solide petit-déjeuner, nous partons à 04.45 h en direction du col Zwischenbergen. L’ambiance à l’aube de la journée est mystérieuse, les crêtes sont encore cachées par des bancs de brouillards. Les lampes frontales d’un autre groupe éveillent notre imagination et on s’attend à rencontrer des fantômes ou des lutins. Après 15 minutes de marche c’est John qui se manifeste, il a oublié sa gourde au refuge. Marc décide de l’attendre pendant que le reste du groupe continue doucement la montée au col. Arrivés en haut nous optons pour un changement de voie et nous descendons quelques mètres afin de traverser le grand champ de neige sur le versant sud. Le moment est venu de chausser les crampons et d’enfiler les guêtres. Nous poursuivons l’ascension en traversant le grand champ de neige. Le changement d’itinéraire exige une périlleuse montée par un couloir. Les premiers grimpeurs décrochent beaucoup de cailloux. Nous cherchons avec ardeur l’arête qui nous amènera sur la corniche. Soudain nous apprenons que Roland vient de perdre ses crampons. Les deux cordées attendent pendant la difficile recherche malheureusement restée vaine. Nous continuons notre délicate montée espérant arriver sur l’arête. Heureusement une autre cordée nous indique l’itinéraire. Toute l’équipe est fort contente de continuer sur l’arête qui nous amène assez vite sur la crête enneigée. La pause pique-nique s’impose. Nous ns régalons en traversant la corniche car nous sommes entourés d’une vue magnifique et plongeante. Une petite demi-heure de traversée et nous arrivons au sommet du Weissmies le moment culminant est arrivé. La descente à travers le glacier Trift exige un bon sens de l’équilibre sur une neige très molle. Evidement Roland rencontre quelques difficultés supplémentaires sans ses crampons. Un échange de matériel est organisé par notre chef de course et c’est Gilles qui descend sans crampons. Un grand merci de la part de Roland. La descente est assez longue et parfois très impressionnante à cause des grandes crevasses. Finalement toute l’équipe arrive saine et sauve à Hohsaas où nous prenons les télécabines pour la descente à Saas Grund. Il nous reste une petite heure avant le départ du car-postal et nous nous regroupons dans un bistro pour partager le verre de l’amitié bien mérité. Nous venons de passer des moments exceptionnels et inoubliables – un grand merci à notre chef de course Gilles Kerhuel. Participants : Keller Philip, Heim Marc, Olcott John, Winkler Arlette, Poget Murielle, Duss Roland. Koehli Elsbeth, Kerhuel Gilles – chef de course. Prangins, le 20 juillet 06 / Elsbeth Köhli |