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L’arête Young
(3577m) par Le trône d’Arpitettaz et le Boson de Higgs
2 et 3 Avril 2011
Luke Barclay est un photographe
singulier qui semble se spécialiser sur les clichés de toilettes
avec vue surprenantes.
Il a publié « A
Loo with a view » puis « Good Loo hunting». Malgré
cette expertise, Luke semble avoir faillit à sa mission, puisqu’il
a omis de mentionner dans ses bouquins la vue hallucinante que tout
montagnard aguerri peut savourer depuis le Trône d’Arpitettaz!
Grâce à Pierre, notre talentueux chef
de course, ceux d’entre nous qui n’avaient jamais dormis à la
cabane d’Arpitettaz (Renate, Mireille et moi-même) ont pu
découvrir cette vue magnifique sur le Rothorn de Zinal et le Besso,
assis sur le trône, les yeux grands ouverts et les narines… au
vent.
Ce trône, étant réservé aux
initiés, est éloigné de la cabane d’une bonne cinquantaine de
mètres. Son emplacement est indiqué succinctement : « en
direction du Weisshorn ». Les touristes (dont je faisais il y a
peu partie) qui ne connaissent pas ce sommet et encore moins ou il se
trouve sont priés de se retenir, et de faire leur besoins de retour
dans la vallée qu’ils n’auraient jamais du quitter.
La vallée, nous l’avons quitté vers
8h30 pour une belle ascension de plus en plus chaude jusqu’à la
cabane. Inspirée par l’impressionnante vue sur les 4000
environnant, la conversation sur la terrasse, guidée par
l’intarissable Mireille, s’est orientée vers des sujets
spiritueux-scientifiques nous amenant à reconsidérer l’existence
de Dieu aux vues de la découverte possible du Boson de Higgs. Rien
que ca!
Je rappelle pour mémoire que Le Boson
de Higgs est une particule
élémentaire qui a été proposée pour
expliquer la brisure de l'interaction
unifiée électrofaible en deux interactions
par l'intermédiaire du mécanisme
de Higgs… Ca me parait très clair, mais je vous
renvoie à notre Président, si besoin est, pour de plus amples
détails.
Paul nous a heureusement sauvés en
sortant une bouteille bientôt suivie par plusieurs autres qui
avaient la fâcheuse tendance à se vider plus vite que la fondue
dans le caquelon.
Le lendemain, ascension à bon rythme
jusqu’à l’arête de Young que nous avons atteint sous le soleil
et avant midi.
L’impressionnant Weisshorn laisse
rêveur et force le respect de ceux qui, comme Pierre, l’ont
dompté.
La descente fut longue et difficile, la
neige étant ou carton ou trop peu présente, ne laissant que peu de
pentes à Renate pour exprimer ses talents.
Un superbe weekend mené de mains et de
skis de maître par Pierre avec un groupe chaleureux aux ronflements
contrôlés.
Chef de course : Pierre
Participants : Mireille,
Renate, Philip, Paul, Lionel
Lionel
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