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Difficile
de taire les bruits de « couloir » qui parlent de la
course de la Tête Tsernou comme LA course de la saison... Pour
preuve, jugez plutôt :
Diagnostiquée
comme une longue course, le Doc (a.k.a. Fabrice) nous prescrit en
premier lieu un cacheton de lève-très-tôt le dimanche matin (avant
5h du mat… hum). Puis au gré des conversations du 1er
e-stamm (hé oui tout se fait par internet de nos jours) Jennifer a
la brillante idée de nous proposer de monter la veille au refuge de
Solalex (à ¾ d’heure du pot de peaux) à la
frontale. Bien lui en a pris ! Cette petite escapade nocturne
nous fait découvrir un magnifique petit refuge, sorte de cabane 5
étoiles avec repas presque gastro et chambre privée pour le groupe.
En outre la petite Tanya - accompagnée de sa môman que l’on
remercie à nouveau pour le vin - nous berce jusqu’au coucher de ses chants sous accords de
guitare. Bref à 1000 lieues du confort habituel des cabanes !
Le
réveille du Doc à coup de polochons dans la gueule marque
définitivement la trêve de cette nuitée idyllique. Presque à
regret nous décollons à 7h après avoir été rejoins par Denis qui
ne trouvait pas la course assez longue pour la faire en 2 fois… Et
encore, il aura fallu le lester avec la corde toute la journée pour
le maintenir à vue
La
1ère montée se fait par Anzeinde avant de rejoindre la
partie pentue du Pas de la Cavagne, qui nous oblige à chausser les
crampons. L’arrivée splendide sur la tête Tsernou n’échappe
pas à l’œil expert de notre photographe Damien, ni même à
Isabelle et Jennifer pourtant un peu moins emballées par cette crête
vertigineuse.
Mais
cet accomplissement ne suffit pas à l’équipe qui redescend sur
l’autre vallée jusqu’à Derborence, sur une neige parfois bien
lourde et effrontée au point de désarçonner notre jeune doyen
Mathys…
Finalement
la remontée par le Pas de Cheville nous fait sensiblement tirer la
langue – « dites AAH ? Rien de grave mon bon, ce
symptôme est tout à fait normal après 11 heures de course et plus
de 2000m d’ascension » – mais rien qui ne puisse affecter
notre moral, les yeux pleins de soleil et d’images dignes de cartes
postales.
Somme
toute un traitement que l’on préconise à tous les clubistes en
addiction. Et merci docteur pour cette course parfaitement préparée
ainsi qu’à tout le groupe des AA (Alpinistes Anonymes - ndlr) qui
a su mettre le feu !
Louis
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