Participants :
Roland,
André, Christian, Jean-François, Philippe, Claude, Louis, Norbert,
Bernard et Quentin.
Montée
La course
commence par la montée avec la première benne (7h30) à l’Aiguille
du midi. La météo est magnifique : grand soleil et pas de
vent. Nous descendons 1 heure par le tracé de la vallée blanche
jusqu’à atteindre 2400 mètres. Juste sous les séracs, toute
l’équipe met les peaux et les couteaux pour commencer l’ascension
vers la brèche sur le côté droit de la vallée. La trace suit
d’abord de manière assez directe le bord du glacier des Périades
(séracs/crevasses pas très loin). Puis, nous partons sur la gauche
sur un plateau en direction de la Brèche Puiseux. A 250m de la
brèche, la pente devient trop raide pour continuer avec les skis
(45°). La montée se termine avec les skis sur le dos et
piolet/bâtons en main. La neige est molle et tient bien : pas
besoin de mettre les crampons.
A
l’arrivée au sommet de la brèche Puiseux, une toute petite
plateforme nous permet de nous reposer de notre effort. C’est là
que nous installons le rappel de 50m qui nous permettra de descendre
dans la pente très abrupte de l’autre côté de la brèche. A ce
moment, André réalise que de faire descendre notre groupe de dix va
nous prendre beaucoup de temps, et ce d’autant plus que nous avons
dû attendre la descente d’un groupe 5 avant nous. Roland et André
décident de scinder le groupe en deux parties. Une qui rebrousse
chemin et l’autre qui descend en rappel.
Groupe
descente en rappel (Norbert)
Je fais
partie du second groupe. Jean-François et Philippe descendent en
premier, suivis de Claude. A la fin de rappel, tout trois arrivent à
mettre leurs skis et commencent leur descente en dérapant. Ensuite
c’est à notre tour, à moi d’abord puis Christian. Ni Christian
ni moi nous sentons le courage de chausser nos skis dans la pente la
plus raide (50-55°) de ma courte carrière de randonneur. C’est à
ce moment que Christian me dit de sortir mon piolet pour descendre à
pied, il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre comment m’en
servir. Pendant la demie heure qui a suivi j’ai utilisé toute mon
énergie et ma concentration pour descendre (pas à pas) la paroi
alors que Christian dévalait le long de la pente sans trop se poser
de question. C’est une expérience enrichissante et formatrice que
je ne suis pas prêt d’oublier. Au bas de la pente nous avons pu
rechausser nos skis et rejoindre l’autre groupe à la jonction avec
la vallée Blanche.
Groupe
descente par l’itinéraire de montée
Louis,
Roland, André, Bernard et moi-même redescendons à pied par notre
trace de montée. Roland et André redescendent à pied jusqu’à
l’endroit ou nous avions enlevé nos skis tandis que Louis, Bernard
et moi chaussons les skis à la moitié du couloir. La neige est
irrégulière, tantôt croutée, tantôt bonne : les cuisses
chauffent pour éviter de se faire surprendre. Le paysage est
magnifique sous le soleil de fin d’après-midi. Nous rejoignons
l’autre groupe sur la mer de glace.
Fin de la
descente sur Chamonix
Après les
retrouvailles, tout le groupe descend jusqu’à la fin de la mer de
glace où il faut déchausser et remonter une centaine de mètres les
skis sur le dos pour atteindre le départ du chemin qui nous mènera
à Chamonix. Celui-ci passe encore bien même si certains tronçons
sont très caillouteux : il est parfois nécessaire de
déchausser et de faire 30 mètres à pied.
Pour
conclure : très belle journée dans des conditions idéales
même si la moitié du groupe n’a pas pu descendre en rappel par la
Brèche. Un grand merci au chef de course et à ses adjoints.
Quentin
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