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Pour éclairer
ceux qui ne sont jamais allés là-bas, la région du Gantrisch se
situe dans les préalpes, entre Berne et Fribourg. Nous (15 clubistes
des plus sympathiques, rangés en ordre serré derrière notre chef
de course Pierrot) nous y sommes rendus en sortant de l’autoroute à
Düdingen et en passant ensuite par Pfaffeien et Zollhaus, avant
d’arriver à notre lieu de destination, le Romantik Hotel de
Schwefelbergbad ! L’hôtel est en effet tout à fait
romantique, les dortoirs du bâtiment annexe dans lequel nous nous
sommes installés un tout petit peu moins. Attention les bains sont
minuscules et ne peuvent pas accommoder de groupes, dommage ! Après nous être remis du voyage et des premières émotions (en
particulier Elsbeth qui a réalisé qu’elle avait laissé ses
affaires pour la nuit et surtout le cake (!) dans sa voiture sur
le parking des Morettes) nous sommes allés attaquer la première
pente parce que finalement on n’était pas venus jusque là juste
pour renifler les vapeurs de soufre ! Skis aux pieds nous avons
tranquillement commencé à gravir les pentes douces qui mènent au
Bürglen, petit sommet voisin du Gantrisch. Après une première
pause au soleil nous avons attaqué la traversée d’une grande
pente, surplombée par une corniche qui nous rendait un peu nerveux,
en direction d’un petit col. Nous avons gardé des distances. Juste
avant le col la trace était très instable, la pente était telle
que nous étions très inconfortablement installés avec un ski
beaucoup plus haut que l’autre, pour garder de l’adhérence nous
avons du descendre nos cales, et dans cette position peu agréable il
fallait avancer à tout petit pas sur la neige qui s’effritait, en
restant vertical, et surtout sans regarder la corniche au dessus et
la pente en dessous ! Ce qui a fait monter l’adrénaline chez
certains d’entre nous, mais rassurés par le chef de course qui
nous tendait un bâton secourable dans le dernier mètre nous avons
tous admirablement franchi ce passage difficile. Le reste de
l’ascension du Bürglen n’était qu’une promenade de santé,
nous sommes tous arrivés au sommet, sur lequel nous avons dévoré
nos sandwiches. Les braves sont descendus par un couloir dont le
début était vertigineux mais dont ils rêvent encore, pendant que
les autres, soucieux de leur intégrité corporelle, descendaient en
suivant le même chemin qu’à la montée. Après un apéro
improvisé dans les dortoirs, suivi d’un très bon repas que nous
avons tous dévoré (et certains bien arrosé), nous sommes allés
nous coucher avec un ciel étoilé. Le lendemain à notre réveil il
neigeait ! Avec les mauvaises conditions de visibilité Pierrot
a décidé de partir d’un peu plus bas que prévu, puis finalement
la visibilité s’est améliorée, bref nous avons finalement quand
même gravi l’Ochsen mais pas par l’itinéraire initialement
prévu. La météo hésitait constamment entre neige, brouillard et
soleil. Nous sommes partis au milieu des sapins, pour rejoindre plus
haut des chalets d’alpage et finalement la dernière pente sous le
sommet. Avec toute la neige fraichement tombée la descente a été
un régal, et le picnic devant un des chalets d’alpage très gai.
L’hôtel nous avait rempli nos thermos avec un pâle breuvage non
sucré vendu à un prix prohibitif, c’est la seule fausse note,
autrement le week-end était un vrai succès, et les participants
(Anne, Annie, Denis, Elsbeth, Geneviève, Gilles, Lydia, Marcel,
Michel, Paul, Philip, Roland, Sybille, Sylvette, Vreni) heureux !
Merci Pierrot !
Geneviève pour l’équipe.
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