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Notre fidèle chef de courses Roland Meyer a vraiment de la suite dans les idées. Une année plus tard, à une semaine près, il remet la compresse dans la magnifique région des Contamines : même départ à 07h00 des Morettes, même nombre de 15 participant(e)s, même petit pipi de ces dames dans les toilettes chauffées du parking du Pontet, près de Notre Dame de la Gorge (1190 m), même discours du chef sur la nécessité absolue de prendre les crampons pour attaquer la terrifiante voie romaine supposée en glace vive, pour finalement nous annoncer avec bienveillance qu’on peut les laisser dans la voiture (ouf de soulagement chez certaines !), même beau temps. Bref ! du copier-coller pur et simple.
Mais là s’arrête la comparaison avec la course 2009 au Mont Jovet. Cette fois il fait moins 16oC au départ et les plus malins avaient déjà mis les peaux à la maison pour éviter de se geler les paluches. Près du grand pylône au replat de Plan Jovet, une petite pause est la bienvenue au soleil, suite à une montée sans problème, à un rythme très correct pour une course de section. C’est là que nous quittons l’itinéraire du Mont Jovet pour attaquer en face de nous une montée assez soutenue, parfois à l’ombre des grands couloirs de la Tête Nord des Fours (brrrr…), jusqu’au Col du Bonhomme à 2329 m.
Il fait bon au col, sous un soleil radieux et heureusement sans vent et nous pouvons pique-niquer tranquillement. Le paysage est merveilleux, du Dôme de Miage jusqu’à la célèbre Pierra Menta. Là, nous décidons que Bernard, les deux Isabelle’s, Marianne, Pierre, Michel et Marie continuent jusqu’à la Tête Nord des Fours (2756 m), sous la conduite de Roland, pour se « taper » les magnifiques couloirs susmentionnés, tandis que votre serviteur André, adjoint au chef de course, redescend par la voie de montée avec Lydia, Sylvette, Nora, Roselyne, Nadia et Denis.
Que dire de la descente des deux groupes qui ont connu des fortunes diverses. D’une manière générale, la neige est changeante, le plus souvent poudreuse, par endroits bien profonde, avec parfois de petites plaques, des trous ou un fond gelé.
Au départ de la Tête N des fours, c’est raide !!! quelques participants du groupe à Roland révèlent leurs limites techniques mais tout se passe bien …et lentement. Pour les autres, c’est le pied géant dans la poudreuse avant d’attaquer le toboggan de la voie romaine jusqu’au bistrot.
L’autre groupe rencontre une neige de rêve sous le col du Bonhomme, avant d’attaquer un petit couloir raide et tourmenté 100 mètres au-dessus de Plan Jovet. Et tout-à-coup c’est la cata ! Le pauvre Denis vient de se planter dans un trou après avoir perdu un ski. Il ne peut plus bouger. Les premières nouvelle de Sylvette, qui l’a rejoint, ne sont pas rassurantes : jambe cassée probablement ! André et Nadia remontent pour lui porter secours et poser une attelle provisoire, tandis que Lydia, Roselyne et Nora descendent vers le grand pylône qui domine la vallée, pour appeler l’hélico (112). Sur le lieu de l’accident, ni les portables, ni la radio d’André ne pouvaient établir une liaison ( ?). Exactement 7 minutes après l’appel, l’Eurocoptère de la gendarmerie de Chamonix nous survole, trois secouristes sont hélitreuillés, dont un médecin. Piqûre de morphine, attelle gonflable, immobilisation sur un brancard et voilà notre ami Denis parti dans les airs, direction hôpital de Sallanche. En une petite demi-heure l’opération est terminée. Bravo et merci à ces sauveteurs très expérimentés de la Gendarmerie nationale. Du beau boulot !
Il ne reste plus à notre petite troupe qu’à profiter de la poudre de rêve pour rejoindre le toboggan, le fond de la vallée….et le bistrot où nous rejoindra l’autre équipe, un peu plus tard. Deux anniversaires justifieront comme d’hab. la présence de succulents cakes faits maison sur la table du bistrot. Pour une fois, ce n’est pas Marianne qui sert d’alibi ! Un tout grand merci à Roland pour cette magnifique course et nos vœux de bon rétablissement à Denis.
André Stäubli
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