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Pour ce magnifique weekend au Val d’Anniviers, Pierrot nous avait convoqués le samedi matin au Prilet à St-Luc. Après la crème versée dans le café et étalée sur nos visages, voici les Dôliens, une fois n’est pas coutume, partis pour une journée de ski de piste. Et quel ski de piste ! Nous les avions pratiquement pour nous. Impeccablement préparées et des conditions printanières qui s’amélioraient d’heure en heure. Arrivés à la Bella Tola, nous avons d’abord dignement admiré la vue splendide, ensuite contourné le sommet à flanc coteau pour descendre une magnifique pente bien soutenue. Nous salivions d’avance de la refaire après le repas de midi, la neige revenue en peu plus. Hélas, la deuxième fois le passage était fermé pour cause de danger d’avalanche - tempête de ciel bleu avec un soleil bien chauffant oblige. Seul bémol de cette journée, pendant laquelle la script a battu son record personnel de nombre de virage ! Qu’est-ce qu’elle était contente de s’assoir sur le télésiège du Rotzé qui nous emmenait vers 16h00 depuis Chandolin à St-Luc, juste à temps de rejoindre les installations et les pistes pour le Prilet.
Sur sa terrasse, nous avons fait honneur au Johannisberg bien fruité du sympathique patron, joint un peu plus tard par Annie et Joutzé. Le soleil nous invitait à lézarder jusqu’à presque 19h00. Après un excellent repas plus ou moins arrosé(!), c’était le moment de rejoindre notre dortoir de luxe avec literie, toilette et douche. Commençait alors le concert nocturne en fa majeur – non, pas celui de Haydn, mais celui des ronfleurs …pas trop apprécié par Annie et Philippe, qui se sont refugiés avec leurs duvets dans le salon adjacent…
Dimanche matin, départ à 04h30 de Genève pour Nadja, à 07h00 pour nous du Prilet à 1’692m dans la fraîcheur du petit matin. Sous le chant mélodieux des premiers oiseaux réveillés, nous étions bientôt contraints à mettre les couteaux pour monter les pistes gelées. Arrivés au chalet blanc, nous cheminions sur la route vers l’hôtel Weisshorn, avant de bifurquer dans la direction du lac de Tounôt. Moment de douce euphorie – le soleil nous embrasse. Du coup, Poupounne et Annie décident de faire leurs propres traces « myrtilles ». En effet, les fameuses tartes à l’hôtel Weisshorn avaient plus d’attraits pour elles que notre sommet.
Pour arriver au pied du Tounôt, le terrain n’était pas trop incliné. Ce qui nous laissait tout loisir de contempler les histoires écrites dans la neige : d’après les traces, Madame et Monsieur Renard se sont rencontrés par là. Peut-être pour une future nichée de louveteaux du lac de Tounôt ? Avons-nous dérangé leur rendez-vous romantique de ce dimanche matin à 2’659m d’altitude ?
Ensuite, les choses sérieuses commençairent: les derniers 350m de dénivellation s’annonçaient raides ! Mais comme d’habitude, Pierrot nous a dessiné une trace idéale dans la pente la plus abrupte entre les rochers et ailleurs. En reprenant notre souffle sur une petite terrasse, nous nous sommes rendu compte que le soleil tapait à fond et qu’il ne fallait pas tarder à arriver au sommet si nous voulions de bonnes conditions de descente. Plus vite dit que fait : il faisait une vraie cuite dans la pente sommitale, ce qui n’incitait pas vraiment à presser le pas ! Mais vers midi, tout ce petit monde était arrivé, après plus ou moins de peine, au sommet du Tounôt à 3’017m.
Vue grandiose à 360° et concours « qui connaît le plus de sommets ? ». Pierrot avait une longueur d’avance sur le couple de Suisse allemand, seuls autres randonneurs rencontrés sur le parcours de « notre » sommet. De Winterthour, mais habitués du Val d’Anniviers, ils chantaient les louanges d’une certaine cabane Arpitettaz …
Je cherche mes mots pour décrire la descente de la pente sommitale, de belle inclinaison et revenue juste ce qu’il fallait. Je ne trouve pas assez de superlatifs ! Nous aurions bien continué pendent encore au moins 1’000m de dénivellation. Mais nous voilà déjà parmi les rochers. En fait, cela passait bien mieux que prévu (pour certains). Trop facile pour Michel et Pierrot : dans leur euphorie, il fallait que nos « bêtes » bien aimées sautent une belle corniche -heureusement que Poupounne n’en a rien vu ! Bien trop vite nous étions en bas de la pente « réchauffée ». Pour nous consoler, Paul se rappelait qu’il avait apporté une bonne bouteille de blanc au sommet. Mhmm, du Johannisberg mi-flétri, mhmm. Ahhhh, j’adore la montagne et les bons copains qui alourdissent leurs sacs d’un tel élixir! Merci beaucoup, Paul !
Après cet intermezzo, une descente sans histoire, toujours à la recherche des meilleurs coins. Pour terminer sur la piste en soupe. Finale sur la terrasse du Prilet, où nous étions vraiment bien accueillis ces deux jours. Annie et Poupounne vantaient la recette des tartes aux myrtilles : il paraît, qu’une mince couche de chocolat sur la pâte croustillante la rendait unique. Moi, je n’avais plus de souffle. Crevée et heureuse, je ne savais pas comment remercier Pierrot le chef avec Vreni (Poupounne), Annie, Sylvette, Nadja, Michel, Paul, Joutzé et Philippe (notre vice et photographe) de leur bonne compagnie pour ce magnifique weekend.
Anne Girardet
P.S. J’aimerais saisir l’occasion pour remercier tous les participants qui se dévouent comme chauffeurs, soit avec leur propre voiture, soit avec le bus de la section. C’est vrai qu’il s’agit souvent des mêmes – sachez que nous autres, nous apprécions énormément d’être véhiculés en toute sécurité tôt le matin ou après une course fatigante !15.4.2009/ag
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