Notre chef de course (…et Président), Christian Spahni nous a donné rendez-vous à Vercorin, au départ des télécabines. Sous un soleil radieux, il nous fait un bref topo sur l’itinéraire et nous informe que la première partie de la montée se fera en empruntant les installations jusqu’au sommet du Crêt du Midi. Notre joyeuse équipe, composée ce jour-là de Claudia J., Fabienne L., Odile B., Chantal E., Elsbeth K., Marc B., Philippe R., Philippe L., Philipp K., Gibus G., Alain Z., Alain B., François D., Jean-François G. et de l’auteur de ces lignes, embarque dans les cabines.
Arrivés au terminus, nous effectuons encore une descente sur une piste magnifiquement préparée pour prendre un « tire-fesses » qui nous amène au pied de notre première ascension : la Brintaz. C’est l’occasion pour l’auteur de travailler sa technique, car nous empruntons l’arrête droite, ce qui nous oblige à faire d’innombrables conversions avec des dévers parfois assez impressionnants.
Une fois au sommet, nous savourons la vue exceptionnelle sur les « grands du Valais » et certains d’entre-nous en profitent même pour réviser leurs connaissances des différents sommets de la couronne. Après que les derniers nous aient rejoint, nous attaquons une magnifique descente sur le versant NE en direction de St-Jean/Grimentz. La qualité de la neige est excellente, compte tenu de la saison et du soleil qui a déjà bien réchauffé l’atmosphère.
Après quelques beaux virages dans une neige encore poudreuse, nous nous arrêtons au fond du vallon pour coller les peaux et alléger la tenue. La suite se constitue d’une jolie traversée à flanc de coteau dans la forêt qui nous conduit sur un chemin qui, à son tour, nous permet de rejoindre le domaine skiable de Grimentz.
A une exception près, toute notre joyeuse troupe se retrouve sur la terrasse du restaurant qui se trouve au-dessus du départ de la télécabine de Bendolla pour déguster une boisson fraîche bien méritée et croquer quelque chose. Après que notre « électron libre » nous a enfin rejoint (…il juste confondu St-Jean et Grimentz), notre chef sonne le départ. Nous empruntons alors les installations mécaniques de Grimentz jusqu’au sommet du domaine skiable et franchissons le col situé sur la droite des Becs de Bosson.
C’est depuis ce point que commence à proprement parler le vallon de Réchy. Vu le nombre élevé de participants, nous nous engageons par petits groupes dans cette magnifique descente. Là encore, la qualité de la neige est excellente sur le haut. Par contre, plus nous descendons plus la neige devient lourde et collante. Elle dissimule même parfois au détour d’un rocher quelques pièges dont l’auteur a eu quelques peines à s’extraire après une jolie gamelle, heureusement sans gravité. Par contre, une autre participante a eu moins de chance : en tombant dans la neige, Chantal s’est légèrement entaillé la lèvre supérieure avec son masque. Elle quitte donc le groupe pour recevoir des soins en plaine.
Arrivés près d’un chalet, nous avons droit à une pause bien méritée. Nous en profitons pour nous restaurer et recollons nos peaux pour la dernière fois de la journée afin de nous permettre de sortir du vallon. Après quelques hésitations et divergences de vues concernant l’itinéraire à suivre, nous rejoignons enfin le chemin du bisse qui nous conduit sur le domaine skiable de Vercorin. Cette dernière descente est effectuée à un train d’enfer sur une piste encore en excellent état.
Après avoir remisé notre équipement dans les véhicules et allégé la tenue, nous nous retrouvons autour d’un verre dans un bistrot de la station pour effectuer le débriefing, puis chacun s’en retourne chez lui fatigué, mais avec le souvenir des paysages fabuleux que nous avons traversé grâce à Christian.
Daniel Baumgartner