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Combiflue – 07.03.2009 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Bussink Frank   
10-03-2009
Les photos sont ici

Rapport de course :

C’était le sommet de notre course, géographiquement parlant ainsi que émotionnellement. Arrivés au col « Combigabel », à l’est de l’arrête qui mène au sommet du Combi, nous avions enfin rattrapé les quatre gentils messieurs qui nous avaient fait cette belle trace bien régulière dans la neige fraiche et profonde. Ceux-ci avaient déjà enlevé les peaux et commençaient à redescendre l’arrête raide. À peine hors de vue, des cris remontent vers nous – des cris de joie, on dirait. Mais en se rapprochant du bord, nous voyons qu’en fait, ils ont déclenché une grande coulée. Un long moment plus tard, nous les voyons apparaître plus bas – et il y en a toujours quatre. Ouf.
Notre course aurait dû se faire en Valais, vers Grimentz. Mais vu la quantité de neige qui venait de tomber, Gilles – notre chef de course – a décidé qu’il n’était pas nécessaire d’aller si loin. Le rendez-vous de départ se fit au bistro dans le village de Jaun. La météo était splendide, mais il avait neigé toute la nuit. La région du Jaun était particulièrement bénie ; en montant en voiture, on voyait des quantités improbables de neige empilées sur les toits, les arbres et même les fils électriques. De temps en temps, une nuée blanche marquait un arbre qui avait décidé de se défaire de cette surcharge. Apparemment la montagne avait envie de faire la même chose.On s’était déjà posé des questions pendant la montée. La trace des quatre messieurs suivait le chemin d’été, passant carrément entre des pare-avalanches et ensuite droit en haut sur l’arrête, culminant dans un crescendo de conversions juste avant le col. Gilles remarquait que normalement, la trace menait plus à gauche, dans la combe sous le Combi, où la pente était plus douce. Par contre, ici la pente était plus régulière, et la neige avait l’air bien liée – si bien liée que tout le monde s’ennuyait avec des sabots.Bon, maintenant on était là, et il fallait bien descendre. Gilles propose de traverser sous l’arrête sommitale, vers la gauche, pour regagner la pente plus douce. Certains pensaient qu’il serait mieux de suivre les quatre messieurs, avec l’idée qu’ils ont déjà fait descendre ce qui va descendre. Mais la logique du chef l’emporte, et on traverse. Non sans émotion : avec un petit dérapage du ski d’aval, Michelle déclenche sa propre coulée. Nous observons qu’en fait, ce n’est qu’une couche de quelques centimètres qui part ; mais même celle-ci, arrivée une centaine de mètres plus bas, emporte une quantité de neige considérable. La coulée part en silence, et Michelle ne remarque rien. Mais pour ceux qui suivent, le taux sanguin d’adrénaline monte à des valeurs qui sont sûrement illégales.Enfin arrivé dans la combe, l’ambiance commence à se détendre. Effectivement, la pente est beaucoup moins menaçante ici. On descend l’un après l’autre, et arrivé un peu plus bas, on ose enfin faire des virages. Ouf – ça monte juste qu’aux cuisses ! Presque trop, disent certains – mais ça, c’est de l’hérésie. Sur l’autel de votre choix, il n’y a qu’à allumer une bougie pour toute cette belle neige si tard dans la saison – et une deuxième pour qu’elle ne nous soit pas tombée sur la tête. Et allez : encore une troisième pour Gilles, qui a quand même bien su lire le terrain et les conditions.Avec l’ambiance pleinement rétablie, on descend vers la « Obere Jansegg Hütte ». Nous déclenchons encore quelques petites coulées, mais dans cette pente elles ne vont pas bien loin et ne menacent rien. Depuis la cabane, un grand groupe de pique-niqueurs observe d’un œil critique notre « valse des coulées » (l’hérétique Damien s’essaye encore à la poésie). Quand nous  les avions dépassés dans la montée, lourdement chargés de bouteilles, caquelons et fromage, les membres de ce même groupe notaient nos conversions, et maintenant dans la descente, ils critiquaient nos virages – enfin, c’est facile de critiquer les exploits sportifs, verre en main.Ayant rejoint notre trace de montée un peu plus bas, à la « Untere Jansegg Hütte », nous faisons une pause pour prendre notre propre pique-nique. Puis c’est le moment d’entamer la dernière descente. Au lieu de suivre la trace de montée, qui faisait une longue traversée dans la forêt, on descend un chemin de randonnée. Des plongées dans des trous, des slaloms autour des arbres, des dérapages par dessus des cailloux, même des tourniquets à passer – le style en prend un coup. Mais tout le monde arrive en bas, sain et sauf, et on finit au bistro avec des panachées (pour la majorité) et un super cake aux bananes de Sylvette. On fête l’anniversaire de Damien – apparemment pour de vrai !Gilles, Geneviève, Sylvette, Marie-Noëlle, Michelle, Damien, François, Andreas et Philip
Dernière mise à jour : ( 10-03-2009 )
 
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